Aimer en Vain

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Quand je t’ai aperçue pour la première fois,
L’intensité de ta beauté m’a ébloui,
Ton magnifique visage m’a attendri.
Je suis ensuite tombé amoureux de toi.

Te voir me fait rougir et mon cœur bat plus fort
Lorsque je te croise. Je t’ai avoué un jour,
Timidement, mes sentiments. Mais cet amour
N’est pas réciproque, mon être souffre alors.

Je t’imagine, les pieds nus, marcher à mes
Côtés. Mais je marche seul, sans toi, mon amour.
Quand je pleure je voudrais, dans mes bras, toujours
Te serrer bien fort et, ainsi, me consoler.

Je t’imagine, me regardant dans les yeux
Tendrement, me disant que tu m’aimes aussi.
Mais, pauvre de moi, je t’aime en vain, ma chérie.
Tu ne m’aimes pas, je reste donc malheureux.

Je m’imagine, passant une main dans tes
Longs cheveux blonds et posant l’autre sur la belle
Courbe de ton dos. Mais c’est mon esprit rebelle
Qui construit cette vision me faisant rêver.

Je t’imagine, portant ta noire robe, en
Face de moi. Je m’imagine, caressant
Ton visage à la si douce peau et, posant
Ma bouche sur la tienne, délicatement.

Je t’imagine retirer ces vêtements
Dessinant tes seins et tes fesses harmonieuses.
Et, sur ton corps nu à la beauté si somptueuse,
J’imagine, couler l’eau le rendant luisant.

Je t’imagine, un bel été, la peau hâlée,
Regardant vers la mer tout en m’y emmenant.
Je nous imagine, au bord de l’eau, s’allongeant,
Les vagues venant alors, sur nous, s’écraser.

J’imagine nos corps, s’enlaçant, sous tes draps
Que je t’imagine agripper pendant que ton
Plaisir grandit. Je m’imagine embrassant ton
Ventre en descendant, très lentement, vers le bas.

J’imagine la jolie femme que tu es
Penchant la tête en arrière pour, qu’en posant
Mes mains sur tes sublimes joues que j’aime tant,
Je t’embrasse en devinant tes désirs secrets.

Tu es la plus belle chose que Dieu, ainsi,
Ait mise sur mon chemin. Je ne peux assez
Ecrire que je t’aime pour pouvoir calmer
La douleur qui, avec talent, me démolit.

La nuit, dans mon lit, je sens souvent, se serrer
Ma gorge, un flot voulant s’échapper de mes yeux,
Les frissonnements de mon être malheureux,
Des sanglots, de mon cœur, lentement, remonter.

Puis, j’abreuve de mes larmes mon oreiller,
Je l’encercle de mes bras, souhaitant fortement,
A sa place, te voir. Ainsi, abondamment,
La pluie de ma peine ne cesse de couler.

Ma tristesse, très tard, me maintient éveillé,
Une fois que ce fort inquiétant chagrin dans
Lequel je m’enferme ait abominablement
Ruiné avec violence mes pauvres soirées.

Impuissant face à ma continuelle souffrance,
Me passent par la tête de noires idées.
De t’aimer ainsi en vain, je ne peux cesser.
Seul, je demeure dans une morose ambiance.

 

Heureux Sans Bonheur

Pendant que tu as l’humeur sombre du chagrin,
Qu’ainsi tu laisses voir, de ta vie sans couleurs,
L’indifférence que tu portes au bonheur
Et la cruauté qu’envers toi tu as en vain,

Ils se montrent très égayants, comme les fleurs
Qui, au printemps, renaissent. Charmés par la vie,
Émerveillés même pas les moroses pluies,
Ils portent un amour insensé au bonheur.

Pendant que perpétuellement, contre l’immonde
Poison qui émane de notre société,
Tu luttes, et que tu refuses d’adopter
Le niais sourire menteur, norme de ce monde,

Cette norme est, sur leurs visages, dessinée.
De baigner dans le conformisme, ils sont heureux,
Ils ignorent que l’espèce humaine peut,
Exempte de différences, se scléroser.

Pendant que pensant aux plus malheureux que toi,
Tu te sens très atrocement égocentrique
Et que le mépris qu’envers ton être cynique
Tu as, soudain, avec forte intensité, croît,

Sous leurs masques, se cachent d’ignobles envieux
Qui jalousent les plus heureux secrètement.
Loin du chagrin, ils désirent profondément
Accaparer un bonheur, toujours plus graisseux.